• Pr. C. BURSZTEJN – Dr Albert CICCONE – Jacques DEITTE – Dr. J.- D. NASIO – Monique PERRIER -GENAS
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Cela fait maintenant plus de 45 ans que le S.N.U.P. oeuvre avec conviction au développement de la profession et à sa reconnaissance. C’est dans cette perspective que depuis 1967 la revue « THERAPIE PSYCHOMOTRICE -et Recherches- » existe afin de faire partager les expériences professionnelles et de valoriser les conceptualisations cliniques. Toujours dans cette dynamique, depuis plus de 20 ans maintenant, le syndicat professionnel a mis en place une formation professionnelle continue ainsi qu’un D.U. de recherche en collaboration avec un centre de formation initial. Interface de tous ces dispositifs, les Journées Annuelles de Thérapie psychomotrice sont le lieu et le moment de partages, de rencontres visant à des échanges formels entre psychomotriciens mais aussi avec d’autres professions, mais aussi l’endroit propice à de nombreux échanges informels. Elles rassemblent chaque année environ un millier de psofessionnels(…suite sur: http://www.snup.fr/spip.php?article13 )
XLèmes Journées Annuelles de Thérapie psychomotrice
Strasbourg 16, 17 et 18 Juin 2011
« Traces: processus et mises en formes dans le développement et la thérapeutique »
Un dessin, une écriture, une empreinte, un souvenir, une sensation, une émotion…
La notion de trace réveille en nous des représentations et des images diverses: elle nous touche dans l’intimité de ce que nous sommes, nous parle d’une façon parfois insaisissable mais toujours affectée…
Dans les cadres thérapeutiques que proposent les psychomotriciens mais aussi, d’une façon plus générale, tous les acteurs du soin, ce terme de trace se trouve bien souvent convoqué et utilisé sous différentes formes. Tour à tour évocateur mais mystérieux, délimité ou bien confus, ce mot (que nous avons ici choisi de décliner au pluriel) méritait à notre sens quelques éclaircissements et réflexions. Nous proposerons dès lors, comme fil d’Ariane pour ces journées, d’envisager ce que nous appellerons donc les traces, dans un contexte élargi et pluriel.
Bien que la tâche reste considérable, quelques pistes se dessinent déjà:
-Tout d’abord la nécessité d’articuler cette notion à celle de processus, ce qui implique la prise en compte du développement de l’être humain et de la construction de sa subjectivité. La question de la trace reste ici intimement liée à ce « saut » qui, partant de l’éprouvé sensori-moteur, mène vers les domaines du psychique et du cognitif mais aussi du côté des inscriptions symboliques et émotionnelles.
-Ensuite, la possibilité de souligner les qualités des différentes traces qui saisissent l’être dans son éprouvé. Leurs dimensions sont multiples : sensorielles (tactiles, visuelles, sonores…), motrices, émotionnelles, mnésiques, temporelles, spatiales, graphiques…
-La perspective thérapeutique, elle, peut nous amener à considérer la question des symptômes et des traces restées en souffrance ou en manque d’élaboration. Au travers de la diversité de nos cadres de travail, il s’agira de voir comment le soin soutient leur émergence et leur inscription dans un mouvement créatif. Cette perspective nous rappelle aussi au passage qu’il n’existerait certainement pas de traces en l’absence de relation à l’autre.
-Enfin, ces traces peuvent continuer de prendre sens dans les liens qui se tissent entre phylogenèse et ontogenèse, entre le développement de l’individu et celui de l’humanité: se dessine alors une perspective prenant en compte la place de la culture et de ses incarnations…
C’est ici à ce très vaste sujet de réflexion que nous souhaitions vous inviter à penser ensemble et à nos côtés…